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1992. Le hiphop vit son âge d’or. Quelque part au milieu de la frénésie de l’excellence musicale qui émane des productions de musique urbaine de l’époque, le jeune Gang Starr sort l’un des classiques les plus connus du genre, « Take it personal ». A quelques milliers de kilomètres, à Genève, un jeune homme mystérieux vit son premier coup de foudre musical grâce à ce morceau. Frappé de plein fouet, Il s’immerge sans retenue dans la culture urbaine. Il ne le sait pas encore, mais son alter ego est né. Il s’appelle Mr. Riddler. En 1995, alors âgé de 15 ans, il trouve son chemin et choisit d’exercer le DJing comme expression de son adhésion au mouvement. Rien d’étonnant pour ce « Crate Digger ». Mr Riddler passe ensuite plusieurs années à exercer sa discipline à l’abri des regards. Son oreille aiguisée se nourrit des scratch d’un certain Tony Touch qui prend rapidement une place de modèle pour lui. L’envie de dévoiler sa technique est là, mais Mr Riddler résiste et attend de voir la perfection pointer son nez avant de se produire en soirée. Le DJ autodidacte est ambitieux, mais il sait que rien n’est offert à ceux qui ne travaillent pas.

Fin 2009, Mr Riddler se détend au Café Bizarre (Genève) avec quelques amis et son frère. Ces derniers lui lance le pari de décrocher sa première date dans le bar genevois. Riddler relève le défit et se retrouve derrière les platines du bar le 12 décembre 2009. Depuis, il est devenu une figure incontournable de la scène groove genevoise, lieu dont il est originaire. On compte la SIP,  le Calamar et les Halles de l’Ile parmi ses résidences. Il a également eu l’opportunité de se produire en première partie de groupes comme Army of the Pharaohs (2011). En juillet 2011, il lance la première édition des « Arkham Party ». Dans ces soirées, son public se retrouve à la sortie de l’asile de la vie pour lâcher prise au rythme des beats les plus pointus voyageant entre Funk, HipHop, Afro et autres Rare Grooves.

Lorsqu’il s’agit de rendre hommage à la culture qu’il affectionne tant, Mr. Riddler vous donne rendez-vous aux « Block Party » qu’il organise à l’Usine de Genève. Créées en 2010, ces soirées sont l’occasion pour lui d’inviter des pionniers du milieu tels que les MC Rootwords (US/CH), Eriah (CH) et le groupe Arsonist (US), les graffeurs Jazzy (CH), Serval (CH) et Flying fortress (DE), et des membres du Rocksteady, Crew de B-Boying zurichois.  DJ officiel des Beatfactorys, il a également eu la possibilité, par ce biais, de se produire avec The Gaslamp Killer et Kutmah.

Il s’est aussi produit dans des évènements dédiés à la culture urbaine comme Summer Breakdance (2012) et durant la 14ème édition du Hip Hop Kommunikation (2012). DJ éclectique, il trouve également sa place dans des soirées, visant un plus large public (Uniparty en 2012) ou à la radio (« Métissages » sur Couleur3, 2012).

Ces qualités lui ont même permis de s’exporter jusqu’en Belgique lors du concept « Strictly Niceness » (Bruxelles, « Bodegua », 2013) et de trouver sa place sur la scène off de la 29ème édition du Cully Jazz Festival et sur celle de la 38ème édition du Paléo Festival de Nyon.

A l’aube d’un millénaire où la majorité des DJs s’abandonne à la facilité de la technologie, Mr. Riddler n’a jamais cédé à cette tentation. Lorsqu’on lui demande pourquoi, il reste fidèle à l’analogie du musicien ; un pianiste n’atteindra pas la perfection en pratiquant ses articulations sur un synthétiseur’. Pour Mr. Riddler, le vinyle est l’une des composantes essentielles du DJing qu’il n’écartera jamais de son identité musicale. Le craquèlement du vinyle au contacte de ses doigts vous fera frissonner. Son énigmatique univers vous emportera aussi loin que les touches de world music que Mr. Riddler emprunte aux quatre coins du monde pour agrémenter ses sélections d’une vague groovy d’exotisme.